Après avoir commencé par l’aquarelle, il y a une trentaine d’années, je pratique aujourd’hui l’huile au couteau, alla prima, dans une expression gestuelle favorisant le raccourci entre le ressenti et la main. Dans un souci d’authenticité, ma manière de peindre se veut intuitive et spontanée. A partir de la toile blanche sans dessin préalable, avec en moi seulement le souvenir d’une émotion vécue. Un grand couteau qui étale la pâte en quête de la fulgurance. Exploiter ce qui apparaît sous le couteau pour aller de l’abstraction vers la figuration. Et cela en pure imagination pour éviter les contraintes de la réalité qui, en nous imposant les formes et les couleurs, bride notre geste donc limite l’authenticité de notre expression. Une aventure d’où l’on sort souvent éprouvé par les caprices de la peinture. Mais n’est-il pas normal et même souhaitable que la peinture ait le dernier mot? « Ma peinture est d’autant plus réussie qu’elle me surprend moi-même"








