Musée Forges et Marines à Guérigny
L’exposition proposée cette année par le musée « Forges et Marines » illustre la grande histoire des phares de France, de leurs débuts : simples brasiers placés sur de petites tours maçonnées, à aujourd’hui : grands faisceaux électriques ou électroniques jetés sur les flots. Elle raconte aussi l’épopée technique de leur construction et la vie de leurs gardiens.

La présentation commence dès le hall d’accueil, où est présentée une maquette du très beau phare d’Eckmühl en Finistère Sud. On y trouve également des photographies issues d’un vaste reportage réalisé entre 1876 et 1883 par le service des phares qui montre la diversité des édifices déjà construits en une cinquantaine d’année.
La vitrine de la salle centrale présente de nombreux panneaux qui détaillent l’histoire des phares français, leurs différents types architecturaux, leurs modes de construction, le travail de leurs gardiens et leur présence dans notre imaginaire collectif. On évoque également l’effort réalisé par les services de l’État pour garantir la protection patrimoniale de ces édifices au titre de Monuments Historiques tout en valorisant leur ouverture aux visites touristiques. Un passage important est consacré à l’invention des lentilles de Fresnel qui ont pour plus de 150 ans révolutionné le monde des phares. De très nombreux objets (maquettes de phares, instruments de marine, lampes, lentilles en verre taillé, illustrations, photographies et documents, souvenirs de bord de mer) agrémentent les explications.
La scène montre la salle de veille d’un phare en mer. C’est ici que le gardien devait passer son « quart », c’est-à-dire la moitié de la nuit à surveiller son feu et à noter dans un registre toutes ses remarques. Un phare était en général gardé par deux gardiens qui se relayaient à leur poste pendant deux semaines (sans jour de repos). Ils étaient ensuite relevés et avaient droit à une semaine de congé dans leur famille. On y trouve le bureau du gardien avec ses livres et registres de veille, ses lampes de rechange, son récepteur pour communiquer avec le littoral, son tableau d’allumage du signal et ses affaires personnelles.
D’imposantes optiques de phares comportant des anneaux en verre taillé sont présentées sur la table centrale à côté d’une ancienne carte montrant leur implantation en 1855 tout autour des côtes françaises.

Salle des "chefs d’oeuvre" :
A l’étage, une nouvelle salle a été aménagée pour accueillir des pièces témoins du savoir-faire des travailleurs du métal.
La plupart d’entre elles ne sont pas utilitaires mais conçues pour illustrer les difficultés des différents métiers et leur potentiel esthétique. Beaucoup ont été réalisées pour les épreuves de Meilleur Apprenti ou de Meilleur Ouvrier de France. Elles méritent d’être conservées comme les témoins modestes des savoir-faire qui ont permis les œuvres monumentales bien plus connues du grand public.

Exposition proposée par les Amis du Vieux Guérigny, ouverte du 8 juillet au 16 septembre, de 14h30 à 18h30, tous les jours sauf le mardi. (Site des anciennes forges royales - Avenue Arnault de Lange - 58 130 Guérigny).

Plus d’information sur le Musée Forges et Marines sur le site Internet.

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